Arbitrage

Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 18:00

  

Arbitre international depuis trois ans, licencié au Vendée Fontenay Foot, Mickaël Annonier concilie football et travail au Sycodem.

 

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Mickaël Annonier, à droite, et son homologue assistant Nicolas Pottier, encadrent l'arbitre central Antony Gautier.

 

 

Portrait

 

Mickaël Annonier, 38 ans, a fait de sa passion, le football, son second métier. Directeur du Sycodem, syndicat des ordures ménagères du Sud-Vendée, il figure en France parmi les dix arbitres assistants (plus communément appelés juges de touche) internationaux officiant lors des rencontres de haut niveau. Il était fin novembre en Italie le long de la ligne de touche du match de Ligue des champions entre Milan et le FC Twente et il y a quelques jours en Turquie pour Bursaspor-Glasgow Rangers. Et samedi soir, il arbitrait le match de Ligue 1 Caen-Nice.

 

Originaire de Saint-Hilaire-des-Loges, Mickaël Annonier tape ses premiers ballons au club local. D'abord gardien de but. Puis il fait ses classes le long de la ligne blanche le samedi après-midi en arbitrant les plateaux de poussins. « L'arbitre du club m'a incité à passer l'examen. J'ai été reçu au district. Pendant un an je jouais sur le terrain le matin et arbitrais l'après-midi. » Mickaël Annonier décide alors de se consacrer à l'arbitrage et gravit les échelons, du district à la ligue puis à la fédération. « Là, j'ai pris la filière d'arbitre-assistant. »

 

Classé quatrième arbitre assistant en France l'an dernier, ce licencié du Vendée Fontenay Foot, a arbitré la finale 100 % bretonne de la Coupe de France 2009.

 

L'arbitre de haut niveau rêve maintenant de participer à l'Euro 2012 en Pologne et en Ukraine et pourquoi pas à la coupe du monde 2014 au Brésil, espoir ultime d'une carrière. Pas gagné d'avance car, « le statut international est remis en cause tous les ans », remarque le directeur du Sycodem. Il doit se prêter chaque année, comme ses collègues, à des tests d'aptitudes physiques et d'anglais. Mais il est aussi jugé sur son savoir être, son comportement. Un examen indispensable pour pouvoir décrocher le fameux badge lui permettant d'être présent en Europa Ligue, Champions League et Fifa, peut-être.

 

« Le hors-jeu, notre fonds de commerce »

 

Sur la touche, dans sa zone, il prête assistance à son autre collègue et communique avec l'arbitre central par le biais d'une oreillette. « Le hors-jeu constitue notre fonds de commerce. » La concentration figure au nombre des qualités requises. « Il faut un regard permanent sur le ballon et l'avant-dernier défenseur, gérer l'environnement. Il y a beaucoup de sprints et d'accélérations. Nous devons aussi être attentifs aux actions faites derrière le dos de l'arbitre central. » Conserve-t-il des mauvais souvenirs ? « Oui, lorsque l'on fait des erreurs. Lors d'un match Sochaux-Le Mans, nous avons sifflé un penalty alors qu'il n'y en avait pas. Cela laisse un goût d'inachevé. »

 

Ligue 1, sorties internationales, Champions Ligue, le directeur-arbitre enchaîne les matches, au total une quarantaine par an. Durant ses voyages, il travaille dans l'avion et le train. Et ce n'est pas toujours facile de concilier travail, vie de famille et arbitrage. Le timing est serré.

 

 

Marie-Noëlle PERIDY.

Ouest-France

 

Par VENDEE FONTENAY FOOT - Publié dans : Arbitrage
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