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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 18:22

 

 

L'entretien. Le président gardera un excellent souvenir de la Martinique. Fontenay s'y est qualifié en Coupe de France mais gare au contrecoup !

 

 

 

 

Devant près de 6 000 spectateurs, en Martinique, Fontenay s'est qualifié pour le 8e tour de la Coupe de France. Satisfait, le président Loïc Turpeau ne sous-estime pas l'énérgie laissée dans ce séjour d'une semaine, à 8 000 km de la métropole. « Il va falloir s'accrocher », prévient-il. Photo : France-Antilles

 

 

 

Loïc Turpeau, le séjour en Martinique s'est bien passé ?


Forcément puisqu'on s'est qualifié (4-0, contre Rivière-Pilote)... Les Antilles font toujours rêver... On s'imagine plein de cartes postales et d'un coup on est dans la réalité du décor : une promenade en bateau, un déjeuner au pied de la montagne Pelée, le marché de Fort-de-France... On a même été reçu par une petite colonie de supporters munis de drapeaux vendéens, sitôt notre arrivée à l'aéroport. C'était sympa.


Vous résidiez sur place ?


Non, à Sainte-Luce, un village à 45 km de Fort-de-France. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les conditions météo n'étaient pas bonnes. Il a plu souvent. On s'est même demandé, avec le déluge tombé samedi, si le match n'allait pas être reporté, à l'image du lever de rideau. Le soleil enfin revenu le lendemain, on a pu un peu profiter de la piscine ou de la plage avant notre départ...


L'équipe s'est-elle adaptée facilement au climat ?


Non, plutôt difficilement. La forte humidité et la chaleur (entre 30 et 35 degrés) ont vraiment éprouvé les organismes. Cependant, quand on gagne, la fatigue se fait moins sentir. On a fêté ce succès ensemble, dans un petit resto bordant la mer des Caraïbes. Les liens entre nous étaient déjà importants ; depuis, ils le sont plus encore.

Et le match ?


Il s'est disputé devant près de 6 000 spectateurs dans un roulement de tambour. Imaginez l'ambiance... Cela n'est pas banal à notre niveau. Pour le reste, ça n'a pas été simple, même si le score peut laisser croire le contraire. Nos adversaires se sont procurés quelques occasions mais on a eu le mérite d'ouvrir le score assez vite et de les faire beaucoup courir. Résultat, ils ont craqué à un quart d'heure de la fin.


Ces deux dernières saisons, Fontenay avait déjà été candidat à l'Outre-Mer.


Pas officiellement. On l'avait envisagé, certes, mais les techniciens pensaient que cela n'était pas le bon moment. Cette saison, c'est différent. On a redressé la barre depuis la rétrogradation administrative, en CFA 2, il y a trois ans. L'équipe est remontée en CFA (2007) et pointe à la 4e place du championnat. Quant au club, il a totalement gommé son passif dégageant même un excédent de 50 000 € au 30 juin 2008.


C'est une récompense ?


On peut le dire. Seul, le travail permet d'avancer. On s'est serré les coudes et retroussé les manches. Chacun dans sa mission se sent bien : les dirigeants, les joueurs, les entraîneurs, les éducateurs, les parents, avec nos partenaires qui ont cru en nous. On récolte les fruits de nos semailles. Il faut poursuivre dans cet esprit.


La Coupe est un objectif ?


Non, on ne va pas la gagner... Maintenant, s'arrêter au 8e tour, pour nous, c'est comme d'échouer près du podium. Personne ne s'en rappellera. Advienne que pourra mais quitte à en être rendu là, autant se qualifier pour les 32es de finale, aux côtés des clubs de Ligue 1 qui feront leur entrée dans la compétition.


Et pour le championnat ?


Les résultats montrent que l'équipe est difficile à manoeuvrer. Compte tenu des forces laissées dans ce déplacement (les Vendéens ont regagné leur domicile en fin de journée, hier), il faut peut être s'attendre à devoir gérer une période plus délicate. Il va falloir s'accrocher, et dès samedi, contre Luçon.


Fontenay a été tout près de rejoindre le National en 2008. Cela n'est que parti remise ?


Il existe des clubs aux structures supérieures aux nôtres : Pau, Moulins, Luzenac par exemple. Cela ne veut pas dire qu'on ne peut pas prétendre à progresser. Seulement, assurons d'abord le maintien le plus tôt possible. Cela nous permettra ensuite de jouer totalement libéré.



Propos recueillis par Michel LE TUTOUR.

Ouest-France

 

 

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Published by VENDEE FONTENAY FOOT - dans Equipe Fanion
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