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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 11:44


Rencontre. Avec onze saisons à Fontenay-le-Comte, Sébastien Ducourneau (33 ans) est « la bible » du club chez les joueurs. De 1997 jusqu'à nos jours, du dribble au crible, il raconte son parcours et son club
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  Sébastien Ducourneau joue sa onzième saison à Fontenay-le-Comte et il espère, sans se mettre la pression, que ce sera celle de l'accession en National. : L. G.


• Le parcours. Sébastien Ducourneau est né le 8 octobre 1975 à Mont-de-Marsan. Formé au club montois, il reste en son sein jusqu'aux 17 ans Nationaux. Ensuite, il intègre le centre de formation de SCO Angers et fait des apparitions en D2, pendant deux saisons, avant de jouer en National. « J'étais stagiaire pro et je devais signer un contrat professionnel, se souvient-il. Mais lorsqu'André Guesdon a été limogé, en 1997, la nouvelle équipe dirigeante n'a pas souhaité renouveler mon contrat. S'il me manquait certaines qualités - avec celles de Karim Benzema, j'aurais été pro - je n'ai pas eu de chance... Comme beaucoup, j'ai trouvé un club de CFA. J'avais 21 ans et lorsque Fontenay m'a contacté, j'ai accepté et je n'ai aucun regret. De nature, je suis quelqu'un de fidèle et c'est ma onzième saison  sous le maillot fontenaisien. »

• Le poste. Attaquant de pointe à ses débuts, Sébastien Ducourneau se multiplie au sein de l'effectif fontenaisien. « Ces derniers mois, j'ai un rôle de milieu offensif et cette année, je suis un peu plus excentré. En fait, outre le fait de rendre service à Gérard (Nicol, l'entraîneur, ndlr), je m'adapte aux besoins de l'équipe. Je découvre un autre poste, l'important pour moi étant d'être dans le rectangle vert et de jouer. Par contre, je ne suis pas le plus grand défenseur que la terre est portée. Je suis trop axé vers l'offensif... »
  

• Le passé.
Sébastien Ducourneau se définit lui-même : « Comme je suis au club depuis onze ans, je suis un peu la bible du club chez les joueurs. » Et forcément, les souvenirs sont nombreux. Les meilleurs, surtout : « La montée en CFA en 1999, avec Olivier Floze. On avait joué les barrages et battu Draguignan 4-1, chez nous, avec trois buts de Willy (Renou, ndlr), pour ne pas changer. Je le vois toujours, il fait partie des gens que j'apprécie... Il y a eu aussi l'épopée Coupe de France avec Sedan et Lyon en 2001. Toujours dans cette compétition, le déplacement en Nouvelle-Calédonie en 2003. Et enfin, le retour en CFA, l'an passé, avec Damien Lecomte. Ce souvenir a effacé celui de 2005 où nous avions été rétrogradés par la DNCG, alors que l'on avait fait le nécessaire sur le terrain. »


• Le présent. Après les souvenirs, le Fontenay VF d'aujourd'hui et son bon parcours en CFA. « Après sept mois de compétition, on peut dire qu'il est compétitif, poursuit Sébastien Ducourneau. C'est un groupe de jeunes et « d'anciens » qui vivent bien ensemble. Nous sommes tous des amateurs. Chacun a un travail ou une formation. C'est ce qui nous rend solidaire, contrairement à d'autres équipes de CFA où il y a des contrats fédéraux. Pour être le meilleur club amateur, actuellement (deuxième au général, ndlr), nous avons montré que nous n'étions pas des baltringues(sic) tactiquement et techniquement. Chaque samedi, on joue pour le plaisir... Nous ne sommes pas des professionnels, mais nous voyons avec le parcours de Carquefou en Coupe de France, que l'on peut réaliser un rêve de gosse avec notre passion. Nous avons connu cela et ce sont des moments de pur bonheur. Si on joue au foot, c'est pour vivre cela, un jour... »


• Le futur. Après le Fontenay d'hier et d'aujourd'hui, celui de demain. Et d'après-demain, même. Sébastien Ducourneau devance la question par un double contact. « Je la voyais venir, celle-là, lâche-t-il dans un sourire... Lorsque l'on est premier club amateur, la fin de saison s'annonce passionnante. Mais contrairement à Bayonne et Orléans, nous n'avons pas la pression de l'accession en National. Le maintien est quasiment acquis. C'était le but. Maintenant, ce n'est que du bonus. » Un bonus qui pousse certains observateurs à se demander si l'accession de Fontenay en National, dès cette saison, serait un bien pour le club. Sébastien Ducourneau va droit au but. « Être en mesure d'accéder en National, cela n'arrive pas souvent dans une carrière. Une accession, que ce soit de PH en DRH ou de CFA en National est toujours magique. J'ai 33 ans et une montée me pousserait à me poser des questions pour la suite de ma carrière. Mais je pense aussi à des garçons comme Benoît Boulanger, qui a 21 ans, Mathieu Blais, Florian Duhai et bien d'autres, encore. Sportivement, ils ont les possibilités pour jouer en National. Certes, s'il y a accession, le club devra se structurer davantage, mais je vais jouer pour qu'à la dernière journée, nous ayons toujours ces deux points d'avance. »


• L'après football. A 33 ans, Sébastien Ducourneau pense forcément à l'après football. « Peut-être continuer à jouer comme libero en PH, lâche-t-il dans un sourire. Et de poursuivre : « Je suis comptable chez SBLF à Fontenay (Société des Bois Lamellés Fontenaisiens, ndlr) et j'ai un métier qui me tient à coeur. J'ai aussi la chance d'avoir Séverine, ma femme. Ce n'est pas une véritable fan de football, mais elle m'a suivi après mon passage à Angers, accepté les contraintes d'un footballeur et toujours soutenu. C'est une réelle chance. » Une « chance » qui a donné naissance à Solène, il y a bientôt quatre ans...



Bruno POIRIER.
Ouest-France

  

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Published by VENDEE FONTENAY FOOT - dans Equipe Fanion
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